L'analyse de la défaite par l'électorat traditionnel de gauche est rassurante. Sur le blog du
député Robin-Rodrigo, le peuple de gauche se soucie de l'intérêt général et jette un regard lucide sur ses représentants. Développement économique de la ville, rénovation urbaine,
infrastructures, rien ne leur échappe! On est heureux de les lire. Un petit florilège :
La sclérose totale du Grand Tarbes, d'abord : nous en parlions récemment, ils confirment! Au Grand Tarbes on se perd dans la politique politicienne, on se soucie de contrarier Trémège, on fait
des déclarations conceptuelles, et rien ou presque ne se fait. Et ils sont les derniers à admettre la trop lente avancée : aveuglement, absence de réaction... Le tir n'est pas rectifié et ça
traîne. Du côté du conseil général de la même façon, rénover des départementales (boulevards extérieurs de Tarbes) ferait une inutile publicité au maire! Alors on laisse pourrir. On cite aussi,
avec raison, la rocade toujours invisible. Leur envie de faire bouger les choses rassure, tant tous les camps devraient être unis pour le bien des habitants. C'est le genre d'ouverture, ou
d'opposition contructive, qui est utile dans la gestion locale.
On a donc une gauche moderne à Tarbes, celle qui demande à ses élus et candidats une politique fiscalement responsable, et qui se choisit d'autres combats que ceux perdus d'avance - à quoi
cela sert-il de rêver à la grande époque du GIAT? N'y a-t-il en effet rien d'autre à souhaiter pour la ville, d'autres industries, d'autres investisseurs? Ces électeurs
critiques ont des rêves de bâtisseurs et veulent être fiers de notre ville, tant mieux.
Enfin, ils sont lucides (je ne peux même pas dire sévères tant ils ont raison) sur les élus de gauche : car côté élus, on a le choix entre les vieux qui s'accrochent, les paléo-marxistes et les
faux jeunes aux idées réactionnaires. Ils en sont restés au programme commun (pensée émue pour Georges Marchais). Nous parlions de Frédéric Laval, mais il y en a d'autres! Frédéric Laval a
passé son temps à tirer dans les pattes de ses colistiers ; tandis que ses électeurs perdus s'expriment sur le blog de Madame Robin-Rodrigo, lui répète inlassablement que s'il avait été tête de
liste à la place de Glavany, il n'aurait pas commis autant d'erreurs, et qu'il incarne l'alternative à gauche. Cette posture de sauveur, rapportée à la dimension d'un canton, fait ou rire ou
pleurer. Nous hésitions à soutenir de tout coeur ce Monsieur Laval : ce serait plus sûr moyen selon nous de conserver la ville à droite. Mais la lecture des témoignages d'électeurs
de gauches en plein désarroi nous guérit du cynisme : nous préférons finalement voir émerger une gauche intelligente et moderne. C'est l'intérêt de tous! Alors, chers électeurs
déçus de la gauche tarbaise, s'il vous plaît : engagez-vous, la gauche à Tarbes a bien besoin d'une relève.
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