Au niveau national, le score historiquement calamiteux du parti socialiste s'explique d'abord et avant tout par les défaillances des apparatchiks de ce parti. L'examen attentif de la
situation locale montre à quel point la gauche tarbaise souffre des mêmes maux, en pire! Autant le dire clairement, le microcosme de la section PS de la ville est une caricature affligeante de ce
qui peut se passer rue de Solférino.
Eh oui, dès les résultats connus, les règlements de compte virulents commencent. Nous avons désormais le réflexe post-électoral : vite, un coup d'oeil sur le blog de M. Laval. Et que lisons-nous?
La lettre ouverte d'un militant, M. Jean-Louis Mails, que nous remercions de son déballage instructif (et
sans doute assez pertinent). Notre homme dénonce les méthodes du secrétaire de la section PS de Tarbes : l'incapacité, l'inaction, le sectarisme et la parole à tous comme prétexte au non-débat.
On l'imagine d'ici, la section : chacun parle à tour de rôle, sur tous les sujets, et les intervenants les plus avisés sur tel ou tel sujet n'ont pas le loisir de répondre... Ainsi tous
parlent, personne ne se répond, et le schmilblick n'avance pas. Cela rappelle un vieux sketch de jeu télévisé...
Poussons plus loin la réflexion : M. Laval est candidat à la candidature pour la mairie de Tarbes. Le temps passe, la ville vit, mais sur ce blog, ce sont nos belles Pyrénées qui ont la part
belle (un aspect sympathique de ce blog au demeurant : nous irions volontiers randonner avec M. Laval), puis l'actualité politique nationale. Jamais les questions qui touchent directement à la
ville de Tarbes ne sont abordées. Jamais une amorce de programme municipal n'est présentée au lecteur. On découvrira ainsi, sans doute, trois semaine avant la prochaine municipale, quel sont les
projets de l'opposition pour la ville : mais alors, comment croire au sérieux de quelques idées de dernière minute sorties du chapeau? Impossible de penser qu'en siégeant au conseil municipal, on
n'ait rien à dire sur les enjeux municipaux!
En revanche, l'acrimonie qui suit les échecs électoraux est toujours présente. Il faut insister : loin de nous l'idée que les critiques soient infondées (au contraire, à vrai dire!). Mais
notre conception de la politique n'est pas de s'observer le nombril, de dénoncer tel ou tel camarade de section dans lequel on verrait forcément un rival potentiel. Le PS tarbais n'a pas nos
états d'âme : ça balance, ça balance! Une sorte de Loft Story socialo-pyrénéenne qui n'en finit pas. C'est Ségolène et Martine rejouée rien que pour vos yeux. Seulement, les acteurs sont
moins bons.
Mais quelle alternative alors? L'extrême gauche lobotomisée et méchante de A gauche la gauche? Non décidément, comme on dit dans les cours de récré, ça le fait pas.
Remercions l'équipe municipale de se dévouer à Tarbes. Elle nous épargne ce genre de spectacle, et c'est heureux. Ne dit-on pas que le bien ne fait pas de bruit?
Par RDN 65
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Le contraste entre les Hautes-Pyrénées et le reste du monde, à gauche, est chaque jour plus saisissant. Delanoë vient de sortir un livre intitulé De l'audace dans lequel il cherche une
interprétation socialiste en phase avec le monde qui l'entoure et réhabilite le concept de libéralisme. Avec d'autres mots, Royal est elle aussi en quête d'une certaine
modernité et s'interroge sur les défis du temps présent. En dépit de tous nos désaccords, ce désir de comprendre la complexité du monde réel mérite d'être remarqué.
D'autant plus qu'à l'opposé de cette recherche, la gauche haute pyrénéenne s'embourbe toujours plus dans l'archaïsme le plus désolant.
Premier exemple : le 20 mai, le PCF de Bordères publie un communiqué qui annonce l'exclusion de deux élus municipaux communistes, au motif qu'ils font partie de la majorité municipale du maire
Christian Paul, lequel a voté pour Trémège au Grand Tarbes. La prose du parti a alors ce mot extraordinaire : "il n'y a pas d'autre alternative que de s'attaquer au pouvoir de l'argent et la
financiarisation de la société". Diantre! Bordères-sur-l'Echez n'est quand même pas un haut-lieu du "pouvoir de l'argent" et de la "financiarisation" de l'économie! C'est même plutôt, au
contraire, un endroit où des valeurs saines de probité, de bonne volonté et d'absence d'esprit partisan règnent! En réalité, le PCF 65 était bien content d'avoir des élus dans la majorité
municipale et il n'a pas refusé leur candidature. Or désormais ces mêmes élus devraient démissionner! Imagine-t-on les élus verts ou communistes à Paris démissionner dès qu'ils sont en
désaccord avec leur maire? Le sectarisme et l'orgueil politicien blessé du PCF donne une bien piteuse image. Ces gens sont donc incapables de gouverner, de travailler avec des gens
différents.
Autre exemple : il nous faut revenir sur notre tête de Turc préféré, l'inénarrable Frédéric Laval. Il n'y pas de notre part (pas encore) de comique de répétition, mais la caricature que
représente l'analyse politique de M. Laval mérite, avouons-le, une attention soutenue.
M. Laval a célébré à sa façon (c'est-à-dire avec toute la mauvaise foi dont il est capable) l'anniversaire de l'élection de Sarkozy. Notre propos n'est pas de défendre le Président, mais
plutôt de montrer du doigt la logique mortifère qui prévaut au sein de la gauche préhistorique qui hante encore les Hautes-Pyrénées. C'est la logique des crédits magiques. M. Laval pense que
toute baisse des crédits est maléfique, que toute notion d'économies est déplorable. Surtout, surtout, il pense que les crédits sont la solution miracle de tous les maux : les crédits
sauveront les malades, donneront le bac à tout le monde, libèreront les prisonniers, supprimeront le chômage. La bonne gestion est un mot qui n'existe pas dans le vocabulaire du sinistre élu
(sinistre au sens étymologique, je précise : du latin sinistra, la gauche). La ritournelle est donc sans fin, sur tous les sujets : santé, éducation, économie, intérieur : avoir plus
d'argent est l'unique leitmotiv. Et la droite est bête et méchante car elle ne distribue pas les crédits comme Jésus distribuait le pain et le poisson au bord du lac de
Tibériade. Des crédits, des crédits, toujours des crédits : Laval doit s'étrangler quand il voit ses idoles nationaux réhabiliter le terme "libéralisme" dont il a fait son
repoussoir favori!
N'en déplaise aux détracteurs de Glavany, l'archaïsme de Laval surpasse en tous points le mitterrandisme suranné de Glavany, qu'il adore pourtant dézinguer.
Nous assistons à la dernière étape du suicide intellectuel de la gauche pyrénéenne. Avec la joie de voir de dissoudre dans son eau croupie cette gauche sectaire, en
décalage de plus en plus criant avec la gauche au niveau national, nous sommes impatients de voir émerger, enfin, une gauche qui sache à la fois rêver et garder les pieds sur terre!
Par RDN 65
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Tarbes Infos nous l'annonçait : une association "à gauche de la gauche" est née à Tarbes. N'écoutant que notre curiosité, nous filons regarder la conférence de presse et lire le blog.
Un laboratoire d'idées, des questions, des propositions, c'est toujours bon à lire!
Quelle déception cependant: l'exposé des motifs se résume à une longue tirade, avec des mots très compliqués qui dénoncent "la droite" (forcément alliée des patrons), "l'ultralibéralisme"
(mot dont on n'arrive jamais à savoir ce qu'il veut dire, tant nous sommes dans un pays d'économie mixte très loin de ce délire d'économistes américains qu'est l'ultralibéralisme au vrai sens du
terme), et la lutte des classes démocratiques. Mais rien de concret, et si l'on pose une question, la réponse est "on ne veut pas parler avec vous". Etrange.
Une mise au point s'impose : nous essayons ici de défendre un point de vue social et moderne. Nous ne croyons pas que la solution passe par le retour à de vieilles lubies, à un "marxisme tendance
Groucho" pas très sérieux.
L'extrême gauche se développe sur de vraies angoisses sociales, mais les solutions qu'elle propose se fondent sur un gigantesque contresens, une incompréhension radicale du monde qui l'entoure et
dont (c'est bien là le drame auquel il faut apporter des réponses) elle se sent exclue. Alors, avec les lunettes roses de l'idéologie, elle enchaîne les réponses simplistes à un monde de plus en
plus complexe.
La violence des idées - lutte des classes, révolution prolétarienne, extermination des koulaks pourquoi pas - s'apparente hélas à la politique du pire : comme si la solution
était d'achever de détruire et de faire table rase du passé pour que, au fond du trou, le paradis communiste s'élève. C'est bien de tout le contraire dont nous avons
besoin : unité nationale, concorde sociale, défense du bien commun et volonté de vivre ensemble, s'il l'on veut réussir le fameux choc de confiance sans cesse souhaité et changer
la vie, vraiment.
Par RDN 65
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Ca y est! Nous le devinions, nous en étions sûrs, désormais c'est officiel! Frédéric Laval est candidat à la mairie de Tarbes. A notre très grande surprise, le conseiller général Laval confirme
son intention de conduire la liste socialiste aux prochaines municipales. Il s'y prend vraiment très tôt.
Voici les déclarations choc (et le tout en image) :
"Laval et Siani sont certainement les socialistes qui ont le plus de chance de gagner Tarbes en 2014.
Le projet que nous avons construit avec virginie Siani pour les cantonales montre que non seulement nous avons des idées, mais aussi qu'elles sont reconnues par les Tarbais qui les ont soutenus
avec une forte majorité.
Pas de panique cependant, le PS est capable de ne pas nous désigner en 2014."
On peut s'étonner d'une annonce aussi précoce. L'une des explications possibles est peut-être l'enthousiasme modéré du PS local à cette idée. On comprendrait alors l'appel au peuple : c'est un
bon moyen de pression si l'accueil est favorable. Frédéric Laval semble confirmer cette analyse :
"Sur les idées, je pense ne pas avoir été entendu par l'équipe de Glavany qui s'est occupée du projet. Et encore, pas entendu est un mot faible !"
Quant à la stratégie que Frédéric Laval, entend conduire, elle s'annonce très oecuménique : on garde les vieux, et les communistes - cette puissante force de progrès dans notre ville.
"Les plus âgés sont utiles en politique bien plus que tu ne crois.
Les cocos représentent une sensibilité très importante de la ville."
Ce qui reste à voir, c'est si les vieux en question finiront par être réceptif à sa candidature!
A suivre donc! Alors que l'on vit des primaires interminables et suicidaires pour leur parti entre Obama et Hillary Clinton, la perspective d'une primaire de 6 ans à gauche pour l'investiture à
Tarbes s'annonce des plus prometteuses !
Par Peronito
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A quoi sert un conseiller général ? Il y a la réponse théorique, celle prévue par les textes et vécue par nombre de conseillers généraux consciencieux qui, dans le cadre de leurs
prérogatives, tentent d'avoir la meilleure gestion possible de leur département.
Et puis il y a les mauvais exemples. L'un d'eux est sans contexte Frédéric Laval, conseiller général socialiste des Hautes-Pyrénées.
Frédéric Laval tient son blog. Il y rend compte de son action. Un premier coup d'œil nous annonce un objectif ambitieux : nous sommes dans un haut lieu du débat démocratique
contradictoire.
Au fil du blog, une lecture attentive des articles nous apprend quelles sont les priorités de Monsieur Laval :
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Assurer son élection (au canton, à la mairie) et faire acte de candidature (à la présidence du groupe au conseil général, etc.);
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Gloser sur Ségolène Royal, qu'il semble idolâtrer;
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Couper court à toute tentative de discussion sur son blog;
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Accuser chaque contradicteur d'être un hideux libéral à la solde de l'UMP.
A ce stade, un constat s'impose : Frédéric Laval, en plus d'être atteint d'arrivisme mégalomaniaque, souffre d'une pathologie étonnante chez ce champion autoproclamé de la réflexion et
du débat : l'autisme politique. C'est un mal affligeant pour un élu du peuple, et c'est très inquiétant de la part d'un homme si jeune.
Le blog de Frédéric Laval a quelques lecteurs persévérants. Ils posent des questions et soulèvent des objections - plus ou moins fondées, avec lesquelles nous sommes plus ou moins d'accord, cela
dépend. Mais là n'est pas la question. Ce qui frappe, c'est la manière systématique de ne pas répondre et de contre-attaquer.
Transformer une question en une autre, répondre un peu à côté du sujet, c'est, chez de brillants hommes politiques, une façon d'exposer une idée générale plutôt que de se pencher sur un cas
particulier. Ceux-là comprennent très bien la question, et la question est l'occasion de nous apprendre quelque chose, de nous montrer « comment ça marche » au-delà de notre
nombril.
Rien de tout cela chez Frédéric Laval. Il semble ne pas comprendre les questions. Plus grave, il semble ne pas maîtriser les sujets (sujets qui ne sont d'ailleurs jamais ceux de la compétence
d'un conseil général - car ce monsieur, comme disait un roi célèbre, aime à « péter plus haut que son cul » - on a le droit de dire « cul » puisque un roi l'a dit...).
Alors le citoyen Laval, élu du peuple, bombarde ses contradicteurs de sa vision du monde simpliste. Tentons de la résumer :
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Tout est simple, il y a les gentils et les méchants. Ceux qui disent le contraire mentent, pour servir les noirs desseins de l'UMP (à l'en croire, l'UMP est partout!)
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Tout est la faute au «libéralisme», et le libéralisme c'est l'UMP.
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Que veut dire le mot «libéralisme» à toutes les sauces, Monsieur Laval semble l'ignorer
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Moderniser, bien gérer, économiser l'argent public c'est du libéralisme. C'est mal, et c'est encore un coup de l'UMP
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La révision générale des politiques publiques, qui promet d'offrir un meilleur service pour moins cher, c'est un mensonge libéral de l'UMP
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La fermeture d'une caserne c'est du libéralisme. L'UMP mijote de faire des armées privées
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L'armée c'est bien parce que ça fait marcher le commerce dans le canton de Monsieur Frédéric Laval - c'est bon pour sa réélection
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Le blog que vous êtes en train de lire est un coup monté du complot universel de l'UMP qui vise à la défaite électorale de Frédéric Laval dans le canton de Tarbes-IV
C'est pourquoi, cher Frédéric, nous vous ouvrons la porte pour parler politique, échanger sans politique politicienne et discuter sans caricaturer. Nous ne serons jamais d'accord (ou presque),
mais il fallait quelque part le lieu de débat que vous n'offrez pas !
Par Peronito
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