Dimanche 1 juin 2008

Tous les jours plus visibles, l'aménagement et la rénovation de la ville de Tarbes se poursuivent [...]. Tarbes est de plus en plus animée, mieux équipée et plus facile à vivre pour tous les Tarbais comme pour les nombreux étudiants, les futurs résidents et leur famille qui viennent s'y installer [...]. Tarbes redevient attractive!

Le site internet de la ville le souligne : la municipalité investit dans la rénovation urbaine. Les façades, l'éclairage, le fleurissement, les pistes cyclables en végécol sont une foule de changements rapides et visibles. C'est une joie de voir ainsi notre ville s'embellir, et c'est une joie qui rapporte. Projets immobiliers, ouverture d'un hôtel d'affaires sont le signe que l'activité économique reprend. Ce n'est bien sûr pas une coïncidence mais bel et bien le fruit d'une politique municipale active et ambitieuse. Tarbes change, et c'est tant mieux!

par RDN 65 publié dans : Ville de Tarbes communauté : Pyrénées
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Lundi 26 mai 2008

Le contraste entre les Hautes-Pyrénées et le reste du monde, à gauche, est chaque jour plus saisissant. Delanoë vient de sortir un livre intitulé De l'audace dans lequel il cherche une interprétation socialiste en phase avec le monde qui l'entoure et réhabilite le concept de libéralisme. Avec d'autres mots, Royal est elle aussi en quête d'une certaine modernité et s'interroge sur les défis du temps présent. En dépit de tous nos désaccords, ce désir de comprendre la complexité du monde réel mérite d'être remarqué.
D'autant plus qu'à l'opposé de cette recherche, la gauche haute pyrénéenne s'embourbe toujours plus dans l'archaïsme le plus désolant.

Premier exemple : le 20 mai, le PCF de Bordères publie un communiqué qui annonce l'exclusion de deux élus municipaux communistes, au motif qu'ils font partie de la majorité municipale du maire Christian Paul, lequel a voté pour Trémège au Grand Tarbes. La prose du parti a alors ce mot extraordinaire : "il n'y a pas d'autre alternative que de s'attaquer au pouvoir de l'argent et la financiarisation de la société". Diantre! Bordères-sur-l'Echez n'est quand même pas un haut-lieu du "pouvoir de l'argent" et de la "financiarisation" de l'économie! C'est même plutôt, au contraire, un endroit où des valeurs saines de probité, de bonne volonté et d'absence d'esprit partisan règnent! En réalité, le PCF 65 était bien content d'avoir des élus dans la majorité municipale et il n'a pas refusé leur candidature. Or désormais ces mêmes élus devraient démissionner! Imagine-t-on les élus verts ou communistes à Paris démissionner dès qu'ils sont en désaccord avec leur maire? Le sectarisme et l'orgueil politicien blessé du PCF donne une bien piteuse image. Ces gens sont donc incapables de gouverner, de travailler avec des gens différents.

Autre exemple : il nous faut revenir sur notre tête de Turc préféré, l'inénarrable Frédéric Laval. Il n'y pas de notre part (pas encore) de comique de répétition, mais la caricature que représente l'analyse politique de M. Laval mérite, avouons-le, une attention soutenue.
M. Laval a célébré à sa façon (c'est-à-dire avec toute la mauvaise foi dont il est capable) l'anniversaire de l'élection de Sarkozy. Notre propos n'est pas de défendre le Président, mais plutôt de montrer du doigt la logique mortifère qui prévaut au sein de la gauche préhistorique qui hante encore les Hautes-Pyrénées. C'est la logique des crédits magiques. M. Laval pense que toute baisse des crédits est maléfique, que toute notion d'économies est déplorable. Surtout, surtout, il pense que les crédits sont la solution miracle de tous les maux : les crédits sauveront les malades, donneront le bac à tout le monde, libèreront les prisonniers, supprimeront le chômage. La bonne gestion est un mot qui n'existe pas dans le vocabulaire du sinistre élu (sinistre au sens étymologique, je précise : du latin sinistra, la gauche). La ritournelle est donc sans fin, sur tous les sujets : santé, éducation, économie, intérieur : avoir plus d'argent est l'unique leitmotiv. Et la droite est bête et méchante car elle ne distribue pas les crédits comme Jésus distribuait le pain et le poisson au bord du lac de Tibériade. Des crédits, des crédits, toujours des crédits : Laval doit s'étrangler quand il voit ses idoles nationaux réhabiliter le terme "libéralisme" dont il a fait son repoussoir favori!
N'en déplaise aux détracteurs de Glavany, l'archaïsme de Laval surpasse en tous points le mitterrandisme suranné de Glavany, qu'il adore pourtant dézinguer.

Nous assistons à la dernière étape du suicide intellectuel de la gauche pyrénéenne. Avec la joie de voir de dissoudre dans son eau croupie cette gauche sectaire, en décalage de plus en plus criant avec la gauche au niveau national, nous sommes impatients de voir émerger, enfin, une gauche qui sache à la fois rêver et garder les pieds sur terre!

par RDN 65 publié dans : Socialisme et barbarie communauté : Pyrénées
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Lundi 5 mai 2008

Tarbes Infos nous l'annonçait : une association "à gauche de la gauche" est née à Tarbes. N'écoutant que notre curiosité, nous filons regarder la conférence de presse et lire le blog. Un laboratoire d'idées, des questions, des propositions, c'est toujours bon à lire!

Quelle déception cependant: l'exposé des motifs se résume à une longue tirade, avec des mots très compliqués qui dénoncent "la droite" (forcément alliée des patrons), "l'ultralibéralisme" (mot dont on n'arrive jamais à savoir ce qu'il veut dire, tant nous sommes dans un pays d'économie mixte très loin de ce délire d'économistes américains qu'est l'ultralibéralisme au vrai sens du terme), et la lutte des classes démocratiques. Mais rien de concret, et si l'on pose une question, la réponse est "on ne veut pas parler avec vous". Etrange.

Une mise au point s'impose : nous essayons ici de défendre un point de vue social et moderne. Nous ne croyons pas que la solution passe par le retour à de vieilles lubies, à un "marxisme tendance Groucho" pas très sérieux.

L'extrême gauche se développe sur de vraies angoisses sociales, mais les solutions qu'elle propose se fondent sur un gigantesque contresens, une incompréhension radicale du monde qui l'entoure et dont (c'est bien là le drame auquel il faut apporter des réponses) elle se sent exclue. Alors, avec les lunettes roses de l'idéologie, elle enchaîne les réponses simplistes à un monde de plus en plus complexe.

La violence des idées - lutte des classes, révolution prolétarienne, extermination des koulaks pourquoi pas - s'apparente hélas à la politique du pire : comme si la solution était d'achever de détruire et de faire table rase du passé pour que, au fond du trou, le paradis communiste s'élève. C'est bien de tout le contraire dont nous avons besoin : unité nationale, concorde sociale, défense du bien commun et volonté de vivre ensemble, s'il l'on veut réussir le fameux choc de confiance sans cesse souhaité et changer la vie, vraiment.

par RDN 65 publié dans : Socialisme et barbarie communauté : Pyrénées
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Mercredi 30 avril 2008

Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes, a annoncé la visite du Pape Benoît XVI à Lourdes du 13 au 15 septembre prochain.

A l'occasion du 150ème anniversaire des apparitions, le Pape parcourra le chemin du jubilé : halte à l'église paroissiale, descente au cachot et entrée dans les sanctuaires par la porte Saint-Michel. Le souverain pontife se rendra alors à la grotte pour y boire l'eau de la source. Le soir à l'issue de la procession mariale, il s'adressera au pèlerins comme l'avait jadis fait Jean-Paul II.

Le lendemain, Benoît XVI célèbrera une messe pontificale sur la prairie des sanctuaires.

Nous nous réjouissons d'accueillir cet hôte de marque et tous les pèlerins, jeunes et moins jeunes, qui ne manqueront pas de venir pèleriner avec lui. Ce sera incontestablement un temps fort dans notre région, et l'occasion de rencontres et d'échanges fraternels riches.

Très Saint Père, bienvenue en Bigorre, au pays de Bernadette!

par RDN 65 publié dans : Evénements communauté : Midi-Pyrénées
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Lundi 28 avril 2008

Ca y est! Nous le devinions, nous en étions sûrs, désormais c'est officiel! Frédéric Laval est candidat à la mairie de Tarbes. A notre très grande surprise, le conseiller général Laval confirme son intention de conduire la liste socialiste aux prochaines municipales. Il s'y prend vraiment très tôt.

Voici les déclarations choc (et le tout en image) :

"Laval et Siani sont certainement les socialistes qui ont le plus de chance de gagner Tarbes en 2014.

Le projet que nous avons construit avec virginie Siani pour les cantonales montre que non seulement nous avons des idées, mais aussi qu'elles sont reconnues par les Tarbais qui les ont soutenus avec une forte majorité.

Pas de panique cependant, le PS est capable de ne pas nous désigner en 2014."


On peut s'étonner d'une annonce aussi précoce. L'une des explications possibles est peut-être l'enthousiasme modéré du PS local à cette idée. On comprendrait alors l'appel au peuple : c'est un bon moyen de pression si l'accueil est favorable. Frédéric Laval semble confirmer cette analyse :

"Sur les idées, je pense ne pas avoir été entendu par l'équipe de Glavany qui s'est occupée du projet. Et encore, pas entendu est un mot faible !"


Quant à la stratégie que Frédéric Laval, entend conduire, elle s'annonce très oecuménique : on garde les vieux, et les communistes - cette puissante force de progrès dans notre ville.

"Les plus âgés sont utiles en politique bien plus que tu ne crois.
Les cocos représentent une sensibilité très importante de la ville."


Ce qui reste à voir, c'est si les vieux en question finiront par être réceptif à sa candidature!

A suivre donc! Alors que l'on vit des primaires interminables et suicidaires pour leur parti entre Obama et Hillary Clinton, la perspective d'une primaire de 6 ans à gauche pour l'investiture à Tarbes s'annonce des plus prometteuses !

par Peronito publié dans : Socialisme et barbarie communauté : Midi-Pyrénées
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Mercredi 23 avril 2008
Le jumelage de deux villes, quand il dépasse l'effet d'annonce, peut être un beau projet, avec des répercussions pratiques intéressantes. Un projet de jumelage s'avère particulièrement pertinent pour notre ville. Un jumelage avec une ville vraiment jumelle : nous proposons de jumeler Tarbes avec Thimbu.

Thimbu est la capitale d'un petit pays himalayen, le Bhoutan. C'est loin, mais très joli!

Les similitudes entre les deux villes sont nombreuses et stupéfiantes. D'abord, elles sont situées l'une et l'autre dans un cadre magnifique : chaîne des Pyrénées pour Tarbes, cols et vallées de l'Himalaya pour Thimbu. Dans des régions accueillantes et pittoresques, elles ont l'une et l'autre un potentiel touristique fort, que seul un certain enclavement freine.

Thimbu connaît depuis peu une vie démocratique, que les habitants découvrent avec enthousiasme et parfois scepticisme. Tarbes, depuis la fin du communisme local et le départ d'Erraçarret, découvre aussi depuis peu un pluralisme moderne. Les dernières élections ont montré que cela plaisait aux Tarbais, qui restent cependant méfiants devant la nouveauté. Là aussi, mêmes progrès, mêmes combats.

Thimbu n'a presque pas de routes, et aucun feu rouge. La situation tarbaise, là encore, ressemble à celle de la cité himalayenne : une rocade que l'on annonce depuis longtemps et qui reste invisible, et des routes départementales délabrées en guise de boulevards extérieurs. Mêmes enjeux d'infrastructures, donc (de là à comparer le conseil général 65 avec le gouvernement du Bhoutan, il n'y a qu'un pas que nous n'oserions franchir...).

Le développement économique enfin : le boom récent de Thimbu, avec la volonté politique de développer une ville à si haut potentiel, rappelle là encore Tarbes : la fin d'une certaine époque, celle du GIAT notamment, s'achève. Et de nouvelles perspectives, prometteuses, s'ouvrent.

Tarbes et Thimbu ont les mêmes chances naturelles et aussi les mêmes difficultés. Une aube nouvelle a commencé pour les deux villes qu'illumine la promesses de lendemains qui chantent. Alors, on le signe ce jumelage?
par RDN 65 publié dans : Parlons d'avenir communauté : Pyrénées
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Samedi 19 avril 2008

Gérard Trémège a été élu le 18 avril président de la communauté d'agglomération "Grand Tarbes" par 15 voix contre 13 au maire de Séméac Guy Dufaure (PS)

qui avait violemment pris la tête d'un petit groupe de tontons flingueurs. Il faut mettre les propos très déplacés de Monsieur Dufaure sur le compte de la frustration. Il a en effet comparé la situation tarbaise à une république bananière. L'argument choc? Les électeurs de l'agglomération seraient majoritairement socialistes, donc le président de la communauté d'agglomération doit être socialiste. C'est oublier que dans cette instance qui rassemble les maires, chaque maire représente la totalité de sa commune et non son clan. Mais les électeurs de Séméac seront ravis d'apprendre que leur maire n'est que le maire des socialistes...

Le développement économique de l'agglomération sera sans constest l'enjeu majeur de la mandature. Comptons sur le réalisme efficace de l'équipe élue pour faire venir les employeurs chez nous. Car les zones d'activité économique sont encore une vue de l'esprit (en photo, une ZAE vide, grande réussite de la mandature précédente...).

L'aventure exaltante continue donc pour Tarbes et sa région!

par Cascarèl publié dans : Elections communauté : Pyrénées
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Vendredi 18 avril 2008
Dans le monde merveilleux et éthéré de Jean Glavany, parler d'argent pour les élus est immoral. Certes, ce constat surprend, de la part d'un homme qui vit depuis très longtemps de la politiique! Glavany s'offusque donc de l'augmentation des rémunérations d'élus votée par le conseil municipal, qu'il trouve scandaleuse, et il n'en finit pas d'épiloguer sur le sujet très politicien (on l'entend moins sur le développement économique, mais il faudra sans doute s'y faire...).

Nous croyons, nous, que tout travail mérite salaire, et que c'est a priori une très bonne idée d'indemniser les élus. Concrètement, le conseil municipal a réévalué les indemnités, mais il a surtout (et c'est cela qui fait augmenter les dépenses!) étendu aux conseillers municipaux délégués le bénéfice de ces indemnités. C'est-à-dire qu'il rémunère tous ceux qui ont reçu une mission particulière qui leur prendra du temps. Où est le problème?

La vraie question est : quelle ambition a-t-on pour notre ville? C'est sûr que si les élus ne servent à rien, mieux vaut ne pas le filer un kopek. Mais si l'on veut des élus engagés, disponibles, efficaces, il faut bien les payer! Ces élus ont un travail, une famille. Et ils ne sont pas des purs esprits. Quel élu responsable, qui a une famille, un conjoint, pourrait décider de travailler à temps partiel, passer ses soirées et ses weekends en réunions, courir à droite et à gauche sans compensation? Qui serait prêt, sinon Monsieur Glavany qui n'est probablement pas dans le besoin, à consentir à une perte de revenus pour se donner le temps d'être un bon élu?

Soyons sérieux et investissons dans la gestion de notre ville. On ne parle que d'indemnités! (car on ne devient pas riche en étant conseiller municipal - ni maire de Tarbes). Ce à quoi il faudra être attentif, c'est au résultat : car aucun investisseur n'accepterait d'avoir un mauvais retour sur investissement. Sus aux mauvais procès, mais soyons des citoyens vigilants.
par Cascarèl publié dans : Actualités politiques communauté : Pyrénées
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Lundi 14 avril 2008

L'analyse de la défaite par l'électorat traditionnel de gauche est rassurante. Sur le blog du député Robin-Rodrigo, le peuple de gauche se soucie de l'intérêt général et jette un regard lucide sur ses représentants. Développement économique de la ville, rénovation urbaine, infrastructures, rien ne leur échappe! On est heureux de les lire. Un petit florilège :

La sclérose totale du Grand Tarbes, d'abord : nous en parlions récemment, ils confirment! Au Grand Tarbes on se perd dans la politique politicienne, on se soucie de contrarier Trémège, on fait des déclarations conceptuelles, et rien ou presque ne se fait. Et ils sont les derniers à admettre la trop lente avancée : aveuglement, absence de réaction... Le tir n'est pas rectifié et ça traîne. Du côté du conseil général de la même façon, rénover des départementales (boulevards extérieurs de Tarbes) ferait une inutile publicité au maire! Alors on laisse pourrir. On cite aussi, avec raison, la rocade toujours invisible. Leur envie de faire bouger les choses rassure, tant tous les camps devraient être unis pour le bien des habitants. C'est le genre d'ouverture, ou d'opposition contructive, qui est utile dans la gestion locale.

On a donc une gauche moderne à Tarbes, celle qui demande à ses élus et candidats une politique fiscalement responsable, et qui se choisit d'autres combats que ceux perdus d'avance - à quoi cela sert-il de rêver à la grande époque du GIAT? N'y a-t-il en effet rien d'autre à souhaiter pour la ville, d'autres industries, d'autres investisseurs? Ces électeurs critiques ont des rêves de bâtisseurs et veulent être fiers de notre ville, tant mieux.

Enfin, ils sont lucides (je ne peux même pas dire sévères tant ils ont raison) sur les élus de gauche : car côté élus, on a le choix entre les vieux qui s'accrochent, les paléo-marxistes et les faux jeunes aux idées réactionnaires. Ils en sont restés au programme commun (pensée émue pour Georges Marchais). Nous parlions de Frédéric Laval, mais il y en a d'autres! Frédéric Laval a passé son temps à tirer dans les pattes de ses colistiers ; tandis que ses électeurs perdus s'expriment sur le blog de Madame Robin-Rodrigo, lui répète inlassablement que s'il avait été tête de liste à la place de Glavany, il n'aurait pas commis autant d'erreurs, et qu'il incarne l'alternative à gauche. Cette posture de sauveur, rapportée à la dimension d'un canton, fait ou rire ou pleurer. Nous hésitions à soutenir de tout coeur ce Monsieur Laval : ce serait plus sûr moyen selon nous de conserver la ville à droite. Mais la lecture des témoignages d'électeurs de gauches en plein désarroi nous guérit du cynisme : nous préférons finalement voir émerger une gauche intelligente et moderne. C'est l'intérêt de tous! Alors, chers électeurs déçus de la gauche tarbaise, s'il vous plaît : engagez-vous, la gauche à Tarbes a bien besoin d'une relève.

par Cascarèl publié dans : Ils ne pensent pas (forcément) comme nous communauté : Midi-Pyrénées
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Samedi 12 avril 2008

La communauté d'agglomération, qui doit se choisir bientôt un président, fait parler d'elle. Pour des raisons d'une logique évidente, le maire de Tarbes y prétend. La ville préfecture, qui représente plus de 70% de la population et 70% du potentiel fiscal de l'agglomération, n'a pas la place qu'elle mérite au sein du Grand Tarbes. C'est qu'elle a un défaut : son maire n'a pas sa carte au parti socialiste.

Gérard Trémège a soumis aux maires une charte : un projet de travail qui veut conforter le rôle et l'efficacité de l'agglomération. Ce projet prévoit, entre autres, que la présidence revienne au maire de Tarbes. Il part d'un constat simple: jusqu'ici le Grand Tarbes ne remplit pas son rôle. Compétences limitées, décisions prises sans les élus tarbais (jusque là, Tarbes n'était pas représentée au bureau et jamais Trémège n'y fut invité), et gestion inefficace (réfection très coûteuse de la piscine tournesol). Le bilan de la communauté d'agglomération se résume donc à la piscine et à quatre zones d'activités économiques (pourquoi pas douze?), dont on n'a pas la maîtrise foncière et qui n'ont encore généré aucun emploi. Pas de quoi pavoiser, quand même.

Le gang des maires socialistes ne l'entend pas de cette oreille : il se rebelle car il son joujou est en train de lui échapper. Le PS risque en effet de perdre la présidence, et dans ces moments-là plus d'un a de mauvais réflexes. Les maires ont fait un savant calcul de voix, et si les délégués tarbais font tous partie de la majorité municipale, il y a un risque. On est donc dans la phase diplomatique, et l'on fait des déclarations effrayantes.

Guy Dufaure, maire PS de Séméac, a donc été intronisé chef de gang pour une désolante conférence de presse. Il explique, contre toute évidence, que la communauté d'agglomération marche parfaitement et qu'elle joue un rôle indispensable. Il refuse d'emblée toute réforme et tente de faire pression, avec des arguments sur la démocratie assez rigolo, pour que Tarbes envoie des délégués d'opposition qui voteraient pour un président d'agglomération socialiste. Et Guy Dufaure d'expliquer que l'agglo doit revenir de droit au PS. Allons donc! Ils se partagent le butin sans prévenir!

Gérard Trémège, lui, propose une réforme nécessaire. Il veut bâtir une structure performante, qui favorise :
- la coopération,
- un meilleur service au même prix,
- des services supplémentaires à moindre coût - c'est l'intérêt d'une telle structure.

Nous ne pouvons que suggérer aux maires PS des villages alentour de revenir à la raison et de cesser d'être sectaires : il y a moyen de travailler en bonne intelligence autour d'une ville sans laquelle il est vain de vouloir avancer.

par Ferdinand Foch publié dans : Actualités politiques
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